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 Les protections menstruelles

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Nana

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MessageSujet: Les protections menstruelles   Sam 08 Juin 2013, 6:45 am

Combien de protections hygiéniques sont utilisées dans le monde ?

En moyenne, une femme utilise au cours de sa vie 10 000 à 15 000 produits menstruels (serviettes, tampons, applicateurs, emballages individuels). La France comptait en 2005, 16 millions de femmes âgées de 13 à 50 ans, consommatrices potentielles, qui utilisaient 290 protections par an, selon Group'Hygiène, l'organisme professionnel français des produits à usage unique pour l'hygiène, la santé et l'essuyage.

Ce sont chaque année, plus de 45 milliards de serviettes hygiéniques qui sont jetées dans le monde.

Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader, c'est-à-dire autant qu'une bouteille en plastique. Ce qui fait de l'industrie des protections hygiéniques l'une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace.

Selon la marque Natracare, chaque année, rien qu’en Grande-Bretagne, nous aurions besoin de creuser un trou de 230 m de largeur sur 230 mètres de profondeur pour enterrer les serviettes hygiéniques et tampons usés jetés par les femmes.

Source : http://www.planetoscope.com/

Ces substances que nous cachent… les protections intimes

13 fois par an et 520 fois dans sa vie, les femmes voient le signe explicite que leur corps est prêt pour accueillir la vie : la muqueuse utérine se renouvelle et le sang menstruel faire son apparition. Depuis l’Antiquité, les femmes ont dû trouver le moyen de poursuivre leurs activités, même pendant la période des lunes. Les Egyptiennes utilisaient des bandes ouatées, les Romaines de la laine, les Japonaises du papier… nos grands-mères des protections en chanvre pliées. Les serviettes hygiéniques jetables apparaissent au début du XXe siècle, les tampons dans les années 30.

La révolution des serviettes hygiéniques

Dès lors, les progrès ne cessent de faire croître le marché : serviettes auto-adhésives, publicité, parfums… Sacré dans certaines civilisations, ce sang est aujourd’hui mal considéré en Europe où il est récupéré dans du plastique et jeté avec mépris. Summum du dédain qu’il inspire : on trouve dans les tampons et serviettes hygiéniques des résidus de nombreux produits toxiques, sans aucune mise en garde.

Des produits toxiques au plus près de l’intimité

La course à la matière la plus absorbante a obligé les fabricants à sophistiquer leurs produits de plus en plus.

Les serviettes contiennent des gels dits « super-absorbants ». Il s’agit de cristaux de polyacrylate de sodium (ceux-là mêmes présents dans les couches ou les lingettes pour bébés), un polymère absorbant qui devient gel une fois humide et peut absorber jusqu’à huit cent fois son poids en eau – on le trouve aussi dans les petits sachets blancs qui absorbent l’humidité.

De nos jours, les ingrédients toxiques contenus dans les tampons et les serviettes jetables incluent de l’aluminium, des alcools, des additifs de parfum (particulièrement irritants) et des hydrocarbures, sans oublier les pesticides.

Pire encore, les procédés de blanchiment des tampons laissent des résidus de dioxine. (À la recherche de produits sans parfum)

Citation :
Un tampon, c’est fait avec quoi ?

Un tampon est composé d’un mélange de coton (cultivé à grand renfort de pesticides toxiques) et de viscose (ou rayonne en anglais), une matière artificielle très absorbante, obtenue à partir de la pâte de cellulose des arbres.

La paroi vaginale étant très absorbante, les substances chimiques composant ces produits jetables n’ont alors aucune difficulté à pénétrer l’organisme. Le problème est que le corps ne sait pas s’en débarrasser et qu’il accumule de plus en plus ces toxines dangereuses pour la santé.

Tampons et serviettes : le cas de la dioxine

Le chlore utilisé pour blanchir les serviettes et les tampons (pour donner une image de pureté) réagit avec la viscose et induit la formation d’une substance très toxique et poison appelée dioxine (la même qui se forme lors de la combustion de matériaux ou d’énergie fossile et de la production du papier).

Cette dioxine est présente à l’état de traces dans de nombreux produits liés à l’hygiène corporelle en quantité plus ou moins grande et entre alors en contact direct avec la peau : serviettes en papier, mouchoirs, papier toilette, couches jetables et tous les produits liées à l’hygiène féminine.

Selon Greenpeace, « la dioxine est l’une des substances synthétique la plus toxique jamais étudiée » et ses effets sur la santé des femmes entrainerait l’endométriose, des dysfonctionnements ovariens, une fertilité amoindrie, l’incapacité à mener une grossesse à terme et des changements hormonaux (et certainement le cancer).

En Europe, les autorités sanitaires ont déclaré inacceptable toute présence de dioxine et l’Organisation Mondiale de la Santé considère la dioxine comme une substance cancérigène.

Or la plupart des fabricants, qui n’ont pas l’obligation de mentionner les composants (uniquement le taux d’absorption), soutiennent que la dioxine ne se retrouve pas en quantités « décelables » dans leurs produits. Mais cela dépend de la façon de mesurer et, puisque la dioxine peut s’accumuler dans le corps au fil des ans, même la plus infime quantité peut être nocive.

Citation :
Composition exacte inconnue

Dans les rayons, impossible de trouver la composition exacte des produits. Tampax, Always, Vania, Nana et compagnie, aucune des « grandes marques » n’a poussé le zèle jusqu’à mentionner les constituants des tampons ou serviettes vendues dans la plus grande ignorance des consommatrices !



Un scandale ?

On peut le dire, quand on sait que nombre de femmes ont des règles douloureuses et, même jeunes, rencontrent des difficultés à concevoir. Elles ne savent pas qu’elles s’empoisonnent par le bas depuis leur plus jeune âge…

Image: edana.org

Tampons : le syndrome de choc toxique

Les femmes ont commencé à prendre conscience des problèmes liés à l’usage des tampons au début des années 1980.

S’ils ne sont pas changés assez fréquemment ou s’ils sont trop absorbants, l’utilisation des tampons peut provoquer le syndrome de choc toxique (SCT)*. Des cas de SCT sont apparus lorsque l’on a introduit dans les tampons des fibres artificielles hyper-absorbantes, comme la viscose. Pourtant, ce type de fibres est toujours utilisé de nos jours, mélangées à du coton.

Pourquoi cette corrélation ?

Le tampon absorbe non seulement le sang des règles, mais également les sécrétions vaginales (lubrifiant et film protecteur de la paroi vaginale) et la flore intime (bactéries bénéfiques qui protègent l’appareil génital féminin des germes pathogènes).

Dépourvu de toute protection naturelle, l’organisme devient alors vulnérable au syndrome de choc toxique et aux infections, mycoses de toute sorte.

* Le syndrome de choc toxique est une maladie rare mais grave qui frappe principalement les femmes menstruées de moins de 30 ans, qui utilisent des tampons. La maladie est liée à la présence d’une bactérie appelée Staphylococcus aureus qui diffuse des toxines dans le sang. Seules les personnes qui ont tous les symptômes comptent officiellement comme victimes du SCT. Cependant, il existe des cas de personnes présentant quelques-uns des symptômes, pouvant avoir une forme bénigne de la même maladie.

Voici les symptômes :
• une fièvre soudaine et élevée, habituellement supérieure à 39°C
• une baisse soudaine de la pression artérielle, pouls faible et rapide, pouvant provoquer un état de choc
• des étourdissements et une sensation d’évanouissement (surtout en passant de la position couchée ou assise à la position debout)
• de la diarrhée, des nausées et des vomissements
• une éruption cutanée semblable à un coup de soleil sur les paumes des mains et les plantes des pieds, qui pèle ensuite
• des maux de tête, de la désorientation (confusion)
• des maux et douleurs généralisés(1)

Serviettes et tampons : les coupures dues aux fibres

Les fibres artificielles (telle la viscose, fort peu écologique) utilisées dans les tampons et les serviettes sont abrasives.

Lorsqu’un tampon s’allonge, il exerce une pression sur la région utérine, provoquant de petites coupures. On a trouvé des filaments de fibre de tampons dans les muqueuses vaginales et dans les trompes de Fallope (qui conduisent à l’ovule), et certains chercheurs feraient un lien avec le cancer du col de l’utérus. Certaines stérilités seraient attribuées à la présence de ces filaments dans les trompes de Fallope qui obstruent le passage des spermatozoïdes vers l’ovule.

Repère : Plus de 8 millions de femmes en France souffrent d’irritations intimes !

Serviettes, tampons, le plastique n’est pas fantastique !

Les serviettes en plastique, notamment les protège-slips utilisés quotidiennement, imperméables, favorisent la macération et la prolifération bactérienne (E.coli en milieu humide). Cela produit des odeurs nauséabondes, déséquilibre la flore vaginale et la muqueuse et peut provoquer le développement de mycoses, irritations, démangeaisons et infections. Et, qui dit plastique, dit pétrole, pollution, volume de déchets important et recyclage difficile…

Les protections intimes, côté planète

En moyenne, une femme utilise au cours de sa vie 10 000 à 15 000 produits menstruels (serviettes, tampons, applicateurs, emballages individuels). La France comptait en 2005, 16 millions de femmes âgées de 13 à 50 ans, consommatrices potentielles, qui utilisaient 290 protections par an, selon Group’Hygiène, l’organisme professionnel français des produits à usage unique pour l’hygiène, la santé et l’essuyage.

Planetoscope : Quelle est la consommation mondiale de serviettes hygiéniques ?
Le plastique et les autres composants (coton, colle…) utilisés dans la fabrication des tampons, serviettes, emballages et applicateurs encombrent les décharges pour des centaines d’années. De même, les produits chimiques – utilisés pour la culture, le blanchiment et la stérilisation – polluent l’eau et la terre.

Ils ne sont pas aussi jetables que l’on nous dit, car leur valorisation reste aujourd’hui impossible du fait de la multitude des matières contenues dans ces protections. Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader, c’est-à-dire autant qu’une bouteille en plastique. Ce qui fait de l’industrie des protections hygiéniques l’une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace.

Où les jeter ?
Comme l’explique la marque Natracare : « La plupart des femmes savent que l’élimination des serviettes sanitaires dans les toilettes cause la contamination de nos océans et de nos rivières et elles sont nombreuses à jeter les serviettes hygiéniques avec les déchets domestiques, qui sont soit incinérés, soit enterrés dans des décharges. L’incinération est une cause majeure de pollution dans le monde.

Toutefois, l’alternative consistant à enterrer les déchets dans le sol ne vaut pas mieux, car les plastiques contenus dans les serviettes hygiéniques et protège-slips et les applicateurs de tampon ne sont pas du tout biodégradables et ils resteront donc dans l’environnement pendant des centaines d’années. »

Serviettes – tampons : Les alternatives écologiques

Les serviettes hygiéniques lavables Plim en coton biologique sont dotées d’une membrane ultra-absorbante aussi efficace que les serviettes jetables.

La face du dessous est imperméable, mais respirante, ce qui évite l’humidité de s’installer et procure une sensation sèche. Ainsi, pas de prolifération bactérienne, pas d’odeur, ni de démangeaison, la serviette se fait vraiment hygiénique ! De plus, fine et pliable, elle est pratique et discrète.


La coupe menstruelle

La coupe menstruelle, comme la Lunacopine®, est faite en silicone médicale (non allergène) et très souple. Elle se positionne à l’entrée du vagin et ne recueille que le sang (pas les sécrétions vaginales qui nettoient la muqueuse, ni la flore intime protectrice des infections).

Autre avantage, elle est économique, puisque rentabilisée au bout de 6 mois et utilisable pendant 10 ans.


• Il existe des entreprises qui produisent des tampons et des serviettes en coton non blanchis. Certaines utilisent même du coton cultivé naturellement (sans produits chimiques). Mais cela a un prix !

• L’éponge de mer naturelle doit être rincée toutes les 3h. Sa durée de vie est de 6 à 8 cycles.

Respect du sang des lunes, respect du corps de la femme

Tampons, applicateurs, serviettes qu’on jette, tout est fait pour que – en plus de s’empoisonner – la femme ne se rende plus compte de ce qui se passe en elle. Derrière cette culture du jetable, on a perdu de vue tout l’aspect sacré du sang des règles qui a pourtant vocation à donner la vie.

Les menstruations ont été littéralement aseptisées avec pour effet de dégoûter du sang menstruel (pourtant le plus pur et le plus riche qui soit !). Des articles tels que les tampons blanchis renforcent l’idée que le sang est sale dans des publicités où l’on n’ose pas le montrer, remplacé par du liquide bleu n’ayant ni sa couleur ni sa consistance.

Utiliser les alternatives citées ci-dessus permet de réapprendre aux femmes le fonctionnement de leur corps et de respecter ce qui s’y passe. Prenons exemple : en Amérique latine, le sang périodique est reversé à la Terre pour que le cycle nourricier ne soit pas rompu.

Source : http://www.consoglobe.com/substances-que-cachent-protections-intimes-cg/


Voir le poste sur la coupe menstruelle : http://ttm-entraide.forumactif.com/t598-la-coupe-menstruelle
Voir le poste sur les alternatives aux protections menstruelles jetables : (en construction)
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